Déclaration de David Field, président-directeur général d’AJO, à l’occasion de la Journée nationale pour la vérité et la réconciliation et la Journée de la chemise orange, 2021

Date de publication : 29 septembre 2021

Comme tant de Canadiens, je continue à me heurter à l’énormité des découvertes répétées de restes sur les sites d’anciens pensionnats à travers le Canada. Aide juridique Ontario croit qu’il est important de reconnaître et de déplorer cette énormité et les impacts continus que le système de pensionnats a eus sur toutes les communautés autochtones et d’honorer les vies précieuses qui ont été perdues dans ce système.

Demain, première Journée nationale pour la vérité et la réconciliation et Journée du chandail orange, c’est une occasion importante de confronter d’horribles vérités sur l’histoire du Canada et de réfléchir à notre devoir d’être de meilleurs alliés des peuples autochtones à l’avenir. Il est impératif que nous, en tant qu’individus, en tant qu’organisation et en tant que pays, agissions collectivement pour faire face à l’impact continu de cette histoire et remédier aux effets destructeurs des politiques et pratiques coloniales continues.

AJO a récemment publié son rapport de consultation initiale de sa Stratégie de justice applicable aux Autochtones. Le rapport m’a fait réaliser qu’il y a tellement de choses à faire pour nous assurer que les peuples autochtones de l’Ontario ont un accès complet au système de justice, notamment :

  • Atténuer les obstacles à l’accès à la justice
  • Assurer la représentation autochtone à AJO et dans les systèmes consultatifs d’AJO
  • Améliorer les services juridiques et soutenir les processus de justice autochtone
  • Aider à offrir des services juridiques culturellement appropriés et judicieux

Des efforts importants sont faits dans le système de justice en Ontario qui, je l’espère, continueront de croître et de se développer dans les prochains jours, comme les tribunaux autochtones, qui intègrent des pratiques et des soutiens autochtones appropriés dans la détermination de la peine; ou les soins conformes aux traditions qui consistent à placer les enfants considérés comme ayant besoin de protection avec des fournisseurs de soins substitutifs en collaboration avec les conseils de bande des Premières Nations et les organismes de protection de l’enfance. En outre, nous devrions envisager, notamment une formation tenant compte des traumatismes pour le personnel de l’aide juridique, les procureurs de la Couronne, les avocats et la magistrature, et un soutien en matière de soins autoadministrés pour le personnel autochtone.

Il y a six ans en décembre, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a lancé 94 appels à l’action. Ces appels à l’action n’étaient pas seulement pour les organisations, ils étaient pour tout le monde. Demain est un jour pour nous, en tant qu’individus et en tant qu’acteurs du système de justice de l’Ontario, pour réfléchir et nous engager en faveur d’un changement significatif.

Une remarque de Cadmus Delorme, chef de la Première nation Cowessess, lors d’une conférence de presse l’été dernier, m’est restée en tête. Il a demandé aux Canadiens « Soyez à nos côtés pendant que nous guérissons et que nous devenons plus forts… réprimons l’ignorance et le racisme non reconnu. » Puissions-nous le faire non seulement demain, mais tous les jours.