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Legal Assistance of Windsor (LAW) célèbre 40 ans de services à la collectivité

Le 24 octobre 2014


Il est rare que la clinique juridique étudiante d’une université jouisse d’un important profil communautaire, mais c’est pourtant le cas de Legal Assistance of Windsor (LAW), à l’Université de Windsor. Cette clinique juridique a acquis le respect grâce aux services juridiques et sociaux exceptionnels sur lesquels la collectivité peut compter depuis les 40 dernières années.

« Notre clinique est unique en son genre, car nous offrons des services juridiques et des services sociaux depuis le début. »

— Marion Overholt, directrice administratve de LAW

Le 25 octobre, LAW célébrera le 40e anniversaire de son existence en tenant dans l’après-midi un symposium ayant pour thème « Community-based Advocacy: From Street to Courtroom » (La défense des droits de la collectivité : de la rue au palais de justice) à la faculté de droit de l’Université. Dans la soirée, il y aura un souper de célébration au St. Clair Centre for the Arts, au cours duquel la directrice générale du district de Windsor d’AJO, Mary-Anne Stevens, remettra une plaque commémorative à la directrice administrative de LAW, Marion Overholt.


Une clinique unique en son genre depuis 40 ans

Mme Overholt a travaillé à LAW pendant ses études en droit puis y a occupé un poste d’avocate salariée en 1988. Elle est devenue directrice administrative de LAW en 2013. Forte de plus de 25 ans d’expérience à LAW, elle est donc une excellente porte-parole et une directrice très efficace.

« Notre clinique est unique en son genre, car nous offrons des services juridiques et des services sociaux depuis le début, explique Mme Overholt, qui est également directrice administrative de la clinique d’aide juridique communautaire étudiante. Tous ces services sont intimement liés parce que les questions relatives au droit des pauvres et celles qui touchent la santé, le logement et l’assistance sociale se recoupent. Étant donné que nous travaillons dans ces différents domaines, nous comprenons les liens qui existent entre eux et les obstacles que cela crée pour les gens. »


Réunion de deux disciplines pour une défense des droits concertée

Parmi les étudiants qui composent actuellement la clinique, on en compte trois de la faculté de travail social et 14 de la faculté de droit. Ces étudiants travaillent à temps partiel avec des avocats, des travailleurs sociaux et du personnel de soutien. Sur une période pouvant aller jusqu’à deux semestres consécutifs, les étudiants acquièrent des compétences pratiques en s’occupant des affaires des clients.

« Nous prônons sans réserve cette combinaison de compétences parce qu’elle est très utile pour la clientèle, ajoute Mme Overholt. Le cadre d’apprentissage est particulièrement riche pour nos étudiants, car ils peuvent aller chercher le meilleur de chaque discipline et enrichir leurs connaissances. J’ai appris énormément de mes 25 années de collaboration avec des travailleurs sociaux. Cette expérience a réellement changé la façon dont je plaide les causes de mes clients. »


Apporter des améliorations

De nombreux dossiers des domaines juridique et social traités à LAW découlent des problèmes locaux de Windsor, notamment le taux de chômage élevé, la pauvreté, la traite des personnes et le manque de soutiens juridiques autochtones. Grâce à LAW, les étudiants tirent une importante leçon : si terrible que soit une situation, il est possible de l’améliorer. « Pour ce faire, un comité directeur de LAW collabore avec les services d’intervention autochtones afin de repérer les lacunes dans la prestation locale de services aux Autochtones et de les combler. LAW joue aussi un rôle de premier plan dans le projet local de lutte contre la traite des personnes appelée WEFIGHT (Nous combattons). Shelley Gilbert, coordinatrice des services en travail social de LAW, dirige ce projet. »

« C’est un projet très palpitant, très avant-gardiste, déclare Mme Overholt. Il montre bien que nous avons choisi d’unir nos forces à d’autres et décidé que nous pouvions faire quelque chose. Nous coordonnons ce comité et nous avons rassemblé 16 organismes régionaux qui se préoccupent de la traite des personnes. »

En créant des partenariats avec des organismes de Windsor qui s’occupent de questions similaires, LAW assure aux étudiants le soutien d’un réseau très efficace.

« Ces réseaux sont très utiles aux étudiants, car lorsqu’on défend le droit des pauvres et qu’on est seul à intervenir dans une cause, il y a des limites à ce qu’on peut faire, explique Mme Overholt. La récession de 2008 a frappé Windsor avant tout le reste de la province; notre clinique a été très active dans la recherche de possibilités, auprès d’Emploi Ontario et au sein des programmes de formation, pour les travailleurs et travailleuses déplacés. Nous avons contribué à piloter certains aspects du débat grâce à notre expérience du système d’assurance emploi et d’assistance sociale. »


Faire bouger le système

Certains étudiants qui travaillent à la clinique prennent connaissance pour la première fois des problèmes liés à la pauvreté. Les difficultés de leurs clients peuvent donner un nouveau sens au problème de l’accès à la justice.

« Lorsque les étudiants se penchent sur des questions relatives à l’accès à la justice avant d’avoir travaillé à LAW, ils peuvent définir cette notion comme étant l’accès à un avocat, précise Mme Overholt. À mon avis, une expérience de travail à notre clinique leur permet de comprendre que la justice n’est pas neutre. Lorsqu’on a de maigres revenus, on n’a pas la même expérience du système de justice qu’une personne issue de la classe moyenne ou de la classe supérieure. Les étudiants voient que les obstacles de ce genre sont créés par le système même, et nous cherchons des moyens de faire bouger ce système. Nous nous efforçons toujours d’aider les étudiants à comprendre ce qu’ils voient, pourquoi il en est ainsi et ce qu’ils peuvent y faire. »


Bâtir sa propre carrière

L’éducation que reçoivent les étudiants à LAW est utile si on en juge au nombre assez considérable d’étudiants qui font carrière dans le domaine de l’aide juridique. Nombreux sont ceux qui travaillent dans les cliniques d’aide juridique communautaires ou qui deviennent avocat de service après avoir terminé leurs études.

« L’un des plus beaux aspects de mon travail est de côtoyer ces étudiants, puis de les voir bâtir leur propre carrière, conclut Mme Overholt. C’est très gratifiant parce qu’il y a beaucoup de place dans notre profession pour les personnes ayant différentes expériences qui manifestent une ferme volonté de collaborer avec les clients pour les aider à améliorer leur situation. Je me réjouis de cela. Une expérience de travail à LAW leur donne une très bonne base. »


Questions

Patti Vipond
Conseillère en communications
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