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L’accès à la justice est la préoccupation première de Nadya Stewart, parajuriste diplômée

Le 9 octobre 2014


Le mois d’août s’est avéré très palpitant pour Nadya Stewart qui a récemment obtenu son diplôme de parajuriste. Au milieu du mois, en compagnie de quelques centaines de personnes aspirant à devenir prestataires de services juridiques, elle s'est soumise à un examen pour l'obtention du permis de parajuriste au Toronto Metro Convention Centre. Quelques jours plus tard, la Rexdale Community Legal Clinic a prolongé son contrat de parajuriste étudiante, de septembre à la fin octobre. Nadya s’est réjouie de cette nouvelle inattendue.

« Comme tous les avocats et les parajuristes, je cherche vraiment à ouvrir l’accès à la justice pour tous, c'est ce dont les clients ont le plus besoin. »

— Nadya Stewart

« Au sein de cette clinique, tout le monde est remarquable et très serviable », affirme Nadya qui a commencé à travailler à la clinique d’Aide juridique Ontario (AJO) à Rexdale en mai. En avril, elle avait complété le programme de parajuriste de deux ans au Sheridan College. « Je ne me sens jamais embarrassée de poser une question parce qu’il y a toujours quelqu’un désireux de m’aider et de me guider. Si jamais je rencontre des difficultés ou si j’ai des doutes sur un certain sujet, je trouve toujours quelqu’un pour me donner des conseils et me faire profiter de son expertise. »


Prendre le risque

Nadya Stewart travaillait déjà à temps partiel dans une société débiteuse-créancière comme étudiante lorsqu’elle a vu l’offre d’emploi pour un poste de parajuriste étudiant au sein du système d’aide juridique. Elle a décidé de tenter sa chance et d’essayer quelque chose de nouveau. Son expérience à la clinique a prouvé que ce risque en avait valu le coup.

« Quand j’étais au collège, je n’ai mis l’accent sur un aucun domaine particulier du droit, signale-t-elle. Lorsque j’ai débuté à la clinique de Rexdale, il y avait de nombreux domaines dans lesquels je pouvais travailler, comme le programme Ontario au travail ou le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH). C’était formidable d’aider les avocats à la préparation des audiences et de les accompagner aux audiences de leurs clients. Ça a été une excellente expérience. »


Présentations pour la communauté

En plus d’aider les personnes vulnérables dans le cadre du programme Ontario au travail, du POSPH ou d’affaires de logement à la clinique, Nadya fait l'expérience du travail pratique à l'extérieur de la clinique. En compagnie des membres du personnel de la clinique, elle a participé à des activités dans la collectivité et informé les résidents sur les services offerts par la Rexdale Legal Clinic et Aide juridique Ontario.

« Le simple fait d’informer les personnes sur les services offerts par la clinique est merveilleux parce que beaucoup de personnes qui en ont besoin ne les connaissent pas, précise Nadya. J’ai aidé un des avocats à préparer deux présentations sur les services juridiques. Une des deux s’adressait aux membres de la communauté tamoule et visait à les informer de leurs droits en tant que locataires. Les participants ont posé de nombreuses questions parce la présentation portait sur un sujet que la majorité d’entre eux ne connaissaient pas. Grâce à la présentation, ils sont maintenant informés. Vous ressentez une grande satisfaction lorsque vous êtes en mesure d’aider de cette façon. »


Découvrir la profession de parajuriste

En tant que débutante dans une des plus nouvelles professions au Canada, Nadya est consciente que le public ainsi qu’un certain nombre d’avocats ne comprennent pas bien encore quels sont les services juridiques qui font partie de l'exercice de la profession de parajuriste.

« Espérons que ça change, et je pense qu’au fil du temps ça changera, déclare-t-elle. Comme les permis de parajuristes du Barreau du Haut-Canada n’existent que depuis 2008, les gens ne savent pas vraiment dans quel domaine les parajuristes peuvent exercer. Mais je me rends compte que les gens veulent savoir la différence entre un parajuriste et un avocat. »

L’équipe au sein de laquelle travaille Nadya à la Rexdale Community Legal Clinic est formée de travailleurs juridiques communautaires, de parajuristes ainsi que d’avocats qui sont pleinement conscients du rôle de parajuriste et des avantages qu’une équipe interdisciplinaire représente pour les clients.

« Les avocats et les agents chargés des dossiers qui travaillent ici sont admirables, avoue Nadya. Ils sont heureux de me laisser les aider de quelque manière que ce soit à titre de parajuriste. Et, grâce à la coopération mutuelle, ça fonctionne bien. »


Aider les autres est la plus grande récompense

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle aime le plus de son travail à la clinique, Nadya répond aussitôt que c’est d’aider les personnes qui viennent à la clinique pour recevoir des services.

« Les personnes viennent et vous parlent de leurs problèmes, ajoute Nadya, qui aide les travailleurs juridiques communautaires et les parajuristes autorisés à accueillir les clients. Les travailleurs responsables de l’accueil — certains comptent plus de 30 ans de service ici — évaluent la situation. Le simple fait de faire l'expérience de ce qui se passe lorsqu'une personne arrive est formidable. Vous constatez les différents problèmes auxquels sont confrontées les personnes de la collectivité et réalisez dans quelles mesures la clinique peut aider. Et j’adore cela. »


L’accès à la justice est primordial

À cause de son travail à la Rexdale Community Legal Clinic, Nadya espère travailler pour Aide juridique Ontario lorsque son contrat prendra fin et qu'elle sera une parajuriste nouvellement autorisée. Son expérience à la clinique lui a permis de se rendre compte de ce dont les clients à faible revenu ont le plus besoin.

« Comme tous les avocats et les parajuristes, je cherche vraiment à ouvrir l’accès à la justice pour tous, c'est ce dont les clients ont le plus besoin, affirme Nadya qui est membre de la Paralegal Society of Ontario et de la Women's Paralegal Society of Ontario. Il y a un grand nombre de personnes qui n’y ont pas accès, mais qui en ont besoin. J’espère pouvoir aider de cette façon. Je suis très reconnaissante de cette occasion de travailler à la clinique, car j'ai pu voir de moi-même quels sont les besoins. Je souhaite continuer à travailler au sein d’Aide juridique Ontario pour explorer et apprendre le plus possible. »

Questions

Patti Vipond
Conseillère en communications
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