Salle de presse

Archives des nouvelles

LAO Newsroom

La parajuriste Amanda Bitton est fière de travailler à temps plein à la défense des demandeurs d'asile

Le 1 octobre 2013


Amanda Bitton, parajuriste autorisée, se sent enthousiaste, fière et nerveuse depuis que le Rexdale Community Legal Centre l'a embauchée, en juillet, pour s'occuper à temps plein des demandeurs d'asile.

Amanda Bitton

Amanda Bitton

Elle est tout à fait consciente qu’elle doit son nouveau poste de parajuriste chargé de fournir des services de première ligne à ces clients vulnérables au financement d'Aide juridique Ontario dans le cadre d’un projet pilote visant la création de son poste et à l’engagement d'AJO de judicieusement recourir aux parajuristes autorisés.

Il lui arrive parfois de perdre le sommeil à l'idée de ses nouvelles responsabilités.


Offrir des services de qualité est primordial


« Mon poste va me permettre de démontrer qu’un parajuriste, membre d'une profession réglementée en matière d’expérience, de formation et d’éthique par le Barreau du Haut-Canada, est en mesure d’offrir des services de qualité, ce qui est primordial, déclare-t-elle. Pour moi, les enjeux sont considérables, car tout le monde me regarde, mais ils le sont encore plus pour mes clients et c’est ce qui me préoccupe le plus. »

Amanda est titulaire d’un diplôme de quatre ans en sciences politiques de l'université McMaster et d’un diplôme de deux ans de parajuriste du collège Humber obtenu en juin 2012. Toutefois, elle a commencé à travailler au Rexdale Community Legal Centre alors qu'elle était encore étudiante pour satisfaire à une des exigences du diplôme de parajuriste au Humber Collège d’occuper un poste rémunéré pendant 14 semaines.


Elle a ouvert son cœur à Rexdale.


Son stage ainsi que son travail d'août 2012 à janvier 2013, à la clinique de Rexdale, lui ont permis d'acquérir de l'expérience en matière de réception, d'accueil, d'audience et d'entrevue.

« À la fin de mon stage, je savais qu'il n'y avait nulle part ailleurs où je voulais travailler, dit-elle. J'adore tout simplement la philosophie sous-jacente de la clinique qui est d'avoir confiance en la capacité des collègues et clients de trouver, par la collaboration, le règlement le plus efficace. »

Ce qui lui plaît le plus, c’est que « Les clients arrivent, jettent une pile de papier qu'ils ne comprennent pas sur mon bureau et demandent mon aide. J'adore être en mesure d’ aider les gens à établir les questions qu'ils doivent régler pour faire avancer leur affaire, les représenter devant les tribunaux administratifs comme la Commission de la location immobilière et de les voir partir un peu moins oppressés. »

À la fin de son stage, Amanda est restée au centre à titre bénévole et elle a effectué même les tâches de base avec entrain. Lorsque la possibilité de postuler pour un poste de parajuriste s’est présentée grâce au projet pilote en droit des réfugiés, elle a immédiatement commencé à étudier la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, s'est inscrite à de la formation en droit des réfugiés, a commencé à assister à des conférences sur le sujet et a demandé à être jumelée à un avocat en droit des réfugiés d'AJO pour observer son travail.


Passion, attitude positive et esprit astucieux sur le plan juridique


« Nous l'avons embauchée en raison de sa passion pour son travail, de son attitude positive, de son engagement envers nos clients et de son esprit incroyablement astucieux sur le plan juridique », se rappelle Jayne Mallin d'AJO qui dirigeait à l’époque la clinique de Rexdale.

Nous avons remarqué dès le début de son stage qu'Amanda était une excellente parajuriste à la manière dont elle effectuait l'accueil et apportait son aide à la recherche et à la rédaction de mémoires. Son analyse juridique était précise, réfléchie et axée sur des solutions.

Aujourd'hui, les fonctions d'Amanda consistent à interviewer des demandeurs d'asile, les aider à remplir les formulaires dont ils ont besoin pour déposer une demande de statut de réfugié au Canada et, sous la supervision d'un avocat, représenter les individus vulnérables devant la Section de la protection des réfugiés (SPR) de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié (CISR).


« Si ma mère avait su ce que les cliniques comme la nôtre peuvent faire pour les familles comme la nôtre, si nous avions eu quelqu'un pour défendre nos intérêts comme je le fais pour mes clients, ma mère n'aurait pas eu à se battre autant. »

Défense des droits, accessibilité et abordabilité des services


Les documents préparés par Amanda sont revus par un avocat salarié d'AJO et un membre du personnel du bureau de district d'AJO. Bien qu'Amanda est elle-même autorisée à paraître seule devant la SPR, un avocat d'AJO l'accompagnera aux audiences au cours des six premiers mois du projet pilot. Cette mesure provisoire permet d'assurer que les clients reçoivent des services de grande qualité et fournit à Amanda l'occasion de parfaire sa formation.

Amanda est heureuse d'avoir entrepris une carrière qui a un lien avec son enfance dans une famille monoparentale. « Si ma mère avait su ce que les cliniques comme la nôtre peuvent faire pour les familles comme la nôtre, si nous avions eu quelqu'un pour défendre nos intérêts comme je le fais pour mes clients, ma mère n'aurait pas eu à se battre autant, » dit Amanda.

Tout est question d’accessibilité et d’abordabilité des services. Parfois, seul un avocat peut faire e travail. Mais nous, les parajuristes, représentons une solution de rechange dans les situations où nous sommes capables de faire le même travail qu'un avocat. Ici, à Rexdale, je peux fournir des services juridiques de qualité, dans le cadre du champ d'exercice de ma profession, aux réfugiés dont la vie dépend de leur aptitude à accéder aux ressources et à la justice.


Questions


Si vous avez des questions ou souhaitez obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez contacter :

Josephine Li
Conseillère en communications
Téléphone : 416 979-2352, poste 6015
Courriel : lijos@lao.on.ca ou media@lao.on.ca